Retrait de Barkane au Mali : « Partir après avoir été humilié… »

Des soldats français sur la base de Gao, au Mali, en 2012, Rfi

PARIS- Le retrait troupes françaises au Mali, englué dans une guerre asymétrique depuis 2012, provoque une levée de boucliers au sein de la classe politique française à deux mois du premier tour de la présidentielle.


Plus de cinquante français sont morts au Mali dirigé par une junte militaire depuis la chute d’IBK. C'est justement dans un contexte de dégradation des relations diplomatiques entre Paris et Bamako que ce départ intervient. 

« C’est un échec »

« Le fait d’être obligés de partir, après avoir été humiliés à ce point par le gouvernement malien, est un échec. On aurait probablement pu changer de stratégie depuis quatre ou cinq ans, ce qui n’a pas été le choix d’Emmanuel Macron. […] Il faut organiser cette sortie, quoi qu’il en coûte ! », s’insurge la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen.

Jour sombre

 Jean-Christophe Lagarde (UDI) a, lui, parlé d'un « jour sombre » et a estimé que « ce départ signe aussi, hélas, l'échec total des stratégies successives de M. Macron ».

Le retrait a été qualifié de « piteux » par Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. Il constitue un bilan « accablant » pour le « duo Hollande-Macron », a-t-il ajouté, parlant d’un « désastre » qui était « largement prévisible ».

« Il faut donc partir juste parce que c'est devenu intenable. Juste écrasé sous le poids de la bêtise et de la désinvolture des chefs civils français qui se sont grisés en voulant jouer à la guerre », a souligné M. Mélenchon.

Immense gâchis

« Après près de dix ans d'intervention, la France se retire pour une guerre qui a servi à quoi ? Près de 60 militaires sont morts au combat, des milliards d'euros ont été dépensés […] et aucun des objectifs n'a été atteint », tance à son tour la députée insoumise Manon Aubry.

« Je regrette que ce retrait se fasse dans la précipitation, sans discussion avec les autorités maliennes et sans que ce soit véritablement préparé », ajoute-t-elle, évoquant « un immense gâchis ». 

Évoqué lors de la conférence de presse de ce jeudi 17 février, le terme d'« échec » a été « récusé » par Emmanuel Macron.

Avec Rfi

Créé le 18 février 2022 03:02

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