Recrutement de 6000 enseignants en Guinée : Le Gouvernement lance le concours, 39 266 candidats en lice
MAMOU- Ce samedi 17 octobre 2026, le gouvernement guinéen a officiellement lancé les épreuves du concours de recrutement de 6 000 nouveaux enseignants. Le coup d’envoi officiel de cette opération a été donné dans la ville de Mamou par les ministres François Bourouno et Bintou Keïta. Elle marque le début de la composition pour les 39 266 candidats en lice sur l’ensemble du territoire national.
Miser sur le capital humain et la décentralisation
Selon le porte-parole du Gouvernement, ce vaste recrutement s’inscrit dans la vision stratégique du Chef de l’État, qui fait de l’éducation une « priorité absolue ». L’objectif affiché est double : combler le déficit d’enseignants dans les salles de classe guinéennes et, surtout, « impacter positivement les apprentissages » pour bâtir un capital humain capable de porter le développement du pays à l’horizon 2040.
“Cette campagne de recrutement qui a été lancée par le gouvernement sous le leadership de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, vise à recruter les enseignants pour les déployer dans des salles de classe afin de réduire le déficit que nous connaissons tous. Mais l’objectif derrière, c’est d’impacter positivement les apprentissages, pour qu’on puisse avoir le capital humain permettant de participer activement à la construction de ce pays”, explique le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la fonction publique.

L’une des innovations de cette édition réside dans la décentralisation des centres de composition, organisés exclusivement dans les chefs-lieux des régions administratives. Une volonté des autorités de corriger les disparités territoriales et de réaffirmer que « l’administration, c’est tout le territoire national ».
“Aujourd’hui, la Guinée sait où elle va. Il y a une vision de développement qui a pour ambition de faire de la Guinée un pays émergent à l’horizon 2040, et un pays qui veut se transformer en investissant sur son capital humain. C’est la vision du Chef de l’État. C’est pour cela que le secteur éducatif est défini comme une priorité absolue”, a souligné Faya François Bourouno.
Du choix de l’intérieur du pays

“Nous organisons ce concours dans les chefs-lieux pour dire que Conakry ne doit pas être le seul centre de traitement des services administratifs. L’administration, c’est tout le territoire national”, a-t-il précisé.
Transparence et responsabilité
Le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique a insisté sur l’équité et la rigueur du processus :
« Pour ce concours, toutes les conditions matérielles sont mises en place pour garantir l’égalité des chances, la transparence. Donc, comme vous l’avez observé depuis l’inscription jusqu’à maintenant, et cela va se poursuivre jusqu’aux résultats finaux. En choisissant de participer à ce concours, vous avez aussi décidé de répondre à un appel du Président de la République : celui de venir servir l’administration publique. Servir l’administration au-delà du privilège, c’est une mission que vous décidez aussi d’accomplir pour votre nation.»

Faya François Bourouno a également exhorté les candidats à faire preuve de rigueur et de confiance en eux-mêmes, rappelant qu’il s’agit d’un concours sélectif :
« Nous vous souhaitons bonne chance, nous vous invitons à garder la sérénité, nous vous invitons à compter sur vous-même, ne comptez sur personne. Personne ne peut vous aider à réussir ce concours, c’est vous-même. Ce n’est pas un examen, c’est un concours de recrutement », a-t-il lancé.

Les compositions se poursuivent dans le calme à travers les différentes directions régionales, sous le regard vigilant des superviseurs et des autorités locales, en attendant la proclamation des résultats finaux qui permettront d’injecter du sang neuf dans le système éducatif guinéen.
Alpha Ousmane Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 17 octobre 2026 11:29Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes: Education, Fonction publique, Fonctionnaires









