Concours de recrutement de 6000 enseignants : Décentralisation des épreuves et dossiers allégés, le grand soulagement des candidats
KINDIA- C’est la dernière ligne droite ! En Guinée, les préparatifs du concours de recrutement de 6 000 nouveaux enseignants pour le compte du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation s’accélèrent. C’est une opportunité offerte par le Président Mamadi Doumbouya aux jeunes guinéens à servir l’Etat.
Ce processus est chapeauté par le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique qui met les bouchés doubles pour la réussite du concours. Le département dirigé par Faya François Bourouno réaffirme l’engagement du Gouvernement à garantir un concours transparent, équitable et strictement fondé sur le mérite. Le coup d’envoi des épreuves est prévu le samedi 17 octobre sur toute l’étendue du territoire national.
À Kindia, les autorités régionales assurent que les dispositions nécessaires sont prises pour accueillir les candidats dans de bonnes conditions.
Dans la région de Kindia, plus de 13 000 candidats sont attendus dans les différents centres retenus pour cette évaluation. Entre la préparation des salles, la mise en place du mobilier et l’établissement des listes de surveillance, les responsables locaux se disent prêts à assurer le bon déroulement des épreuves.
Interrogé ce mercredi 14 octobre 2026, Diakaria Barry, directeur des ressources humaines du gouvernorat de Kindia, a rappelé les objectifs de ce recrutement, qui vise notamment à répondre aux besoins en personnel enseignant dans les différentes localités du pays.
« C’est un concours qui a été planifié par le gouvernement pour résoudre les problèmes cruciaux d’enseignants dans nos différents milieux. C’est un souci majeur de notre président d’aider les Guinéens, surtout les jeunes, à avoir une bonne éducation », a-t-il expliqué.

Selon lui, cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à renforcer les effectifs enseignants et à faciliter l’accès des jeunes diplômés aux opportunités d’emploi dans le secteur éducatif.
Des dispositions prises pour faciliter la participation des candidats
Au-delà de l’organisation matérielle, les autorités mettent en avant les mesures prises pour simplifier les démarches administratives des postulants. Diakaria Barry souligne notamment la réduction du nombre de documents exigés dans le cadre de ce concours.
« Les dispositions envisagées visent à organiser réellement ce concours dans les meilleures conditions. Cette fois-ci, on a demandé le certificat de résidence, l’extrait de naissance et les diplômes. Il n’y a donc pas beaucoup de dossiers à fournir », a-t-il précisé.
Le responsable a également indiqué que le recrutement concerne plusieurs catégories de postulants, notamment les sortants des Écoles normales d’instituteurs (ENI), de l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG), ainsi que les enseignants contractuels locaux non retenus lors des précédentes opérations de recrutement.
S’agissant des préparatifs dans la région, il assure que les différents sites ont été visités et que les principales dispositions sont déjà en place.
« Les meubles sont déjà au complet et les listes de surveillance sont établies. Kindia est fin prêt pour recevoir les 13 000 et quelques candidats qui sont orientés dans la région », a-t-il affirmé.
Le directeur des ressources humaines du gouvernorat a par ailleurs invité les candidats à aborder les épreuves avec sérénité et à respecter les consignes d’organisation.
« Le conseil que je donne aux candidats, c’est de ne pas paniquer. Les jeunes Guinéens sont intelligents », a-t-il conseillé, appelant les postulants à respecter les règles du concours afin que les épreuves se déroulent dans de bonnes conditions et à l’abri de la fraude.
Les candidats saluent l’organisation du concours dans les régions
Du côté des postulants, la tenue des épreuves dans les différentes régions du pays est accueillie favorablement. Pour beaucoup, cette mesure permet de réduire les dépenses liées au déplacement vers la capitale et les difficultés logistiques qui accompagnaient les précédents concours.

Candidate au recrutement, Mariam Ciré Diallo exprime sa satisfaction face à cette décision des autorités.
« Je suis satisfaite de la décision prise par les autorités. C’est une décision salutaire, car elle rapproche l’administration de la population. Du coup, cela diminue les dépenses pour nous. Effectivement, je suis prête », a-t-elle déclaré.
Même sentiment chez Kazimir Rodrigue Loua, qui affirme être prêt à affronter les épreuves du samedi 17 octobre. Le candidat se réjouit notamment du déroulement des démarches administratives et du choix d’organiser le concours dans les régions où les postulants ont déposé leur candidature.
« Personnellement, je n’ai pas eu de difficultés, parce que, dans cette région, tout s’est passé comme prévu. Nous sommes allés chercher les documents recommandés et tout s’est bien déroulé », a-t-il expliqué.
Pour lui, cette organisation constitue un changement important par rapport aux années précédentes, lorsque les candidats de l’intérieur du pays devaient se rendre à Conakry pour composer.

« Dans les années passées, tout se tenait dans la capitale et c’était difficile pour les personnes qui venaient de l’intérieur du pays. Il y avait les problèmes de logement et de transport. À Conakry, les déplacements étaient également fatigants. Mais cette fois-ci, les épreuves vont se tenir dans les régions où nous avons postulé. C’est une énorme joie pour nous. C’est une idée vraiment brillante et nous tenons à remercier les autorités pour cela », a-t-il ajouté.
À Kindia, les autorités et les candidats abordent les derniers jours de préparation avec confiance. Le rendez-vous est fixé au samedi 17 octobre 2026 pour cette opération nationale de recrutement, qui représente une opportunité pour des milliers de postulants désireux d’intégrer le corps enseignant guinéen et de servir l’État.
Chérif Kéita
Correspondant d’Africaguinee.com
À Kindia
Créé le 15 octobre 2026 07:36Nous vous proposons aussi
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