Présidentielles 2015 : Le scénario Ivoirien est-t-il possible en Guinée ?

CONAKRY- Pour crédibiliser davantage les prochaines élections présidentielles prévues cette année en Guinée, l’opposition n’exclue pas d’envisager une nouvelle option. C'est-à-dire demander à la communauté internationale de « certifier les résultats » comme ce fut le cas en 2010 en Côte d’Ivoire.
Cette nouvelle éventualité est la conséquence de la crise de confiance chronique née entre le gouvernement et les acteurs politiques du pays, a appris Africaguinee.com.
L’Opposition guinéenne n’exclue pas de demander à la communauté internationale de certifier les résultats qui seront issus des prochaines élections présidentielles en Guinée. C’est du moins ce qu’à insinuer le chef de file de l’Opposition Cellou Dalein Diallo. Interrogé sur cette éventualité par notre reporter, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée, a déclaré que c’est « une option », à ne pas exclure.
La mouvance présidentielle également n’est pas hostile à cette option, pourvue que l’opposition accepte les résultats qui seront proclamés par la CENI et certifiés par la communauté internationale.
‘’Si l’implication de la communauté internationale peut rassurer l’opposition de la transparence et de la crédibilité du processus électoral. Il n’y a pas de problème, notre volonté est que le processus soit libre transparent pour que malgré les insinuations, que les résultats soient acceptés’’, a déclaré le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, Amadou Damaro Camara.
Si cette éventualité n’est pas à exclure, il faut tout de même signaler qu’il reste encore du chemin à parcourir avant d’en arriver là. Puisque les acteurs impliqués dans le processus électoral sont loin de s’accorder sur les modalités d’organisation des élections.
L’opposition déplore entre autres : la non application des relevées de conclusion des accords du 3 juillet, le fonctionnement de la CENI, le recrutement gré-à-gré de consultant dans le recrutement d’un nouvel opérateur, le refus dans la mise en place d’une dizaine d’institutions constitutionnelles, le problème du juge électoral, l’illégitimité et l’illégalité des délégations spéciales et enfin le problème du calendrier électoral.
La mouvance se dit ouvert au dialogue, mais précise cependant que certains revendications de l’opposition sont en dehors du processus électoral ou du moins violent la constitution. C’est le cas par exemple de la reforme de la CENI, l’indemnisation des victimes des violences politiques et la reprise du recensement général de la population.
Le représentant Spécial de Ban Ki Moon en Afrique de l’Ouest, Ibn Chambass a rencontré la semaine dernière les acteurs impliqués dans le processus électoral guinéen (mouvance et opposition), en vue de renouer le fil du dialogue dans la perspective de l’organisation des élections prévues cette année en Guinée. Nous y reviendrons.
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
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Créé le 23 février 2015 19:40Nous vous proposons aussi
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