Loyer exorbitant, insécurité, difficultés de survie: Le quotidien « exécrable » des Étudiants de l’Université de Kindia…
Deprecated: advanced-ads-output-wrapper-options est obsolète depuis la version 2.0.0 ! Utilisez advanced-ads-wrapper-attributes-ad à la place. in /var/www/html/codes/africaguinee22i/web/wp/wp-includes/functions.php on line 6170
Deprecated: La fonction create_wrapper est obsolète depuis la version 2.0.0 ! Utilisez get_wrapper_attributes à la place. in /var/www/html/codes/africaguinee22i/web/wp/wp-includes/functions.php on line 6170
KINDIA – Dans la ville des agrumes, la rentrée universitaire s’annonce difficile pour les étudiants, et tout particulièrement pour les nouveaux inscrits à l’Université de Kindia. Entre l’envolée des prix des loyers, l’insécurité grandissante et les difficultés d’accès aux services de base, le quotidien des étudiants est loin d’être aisé.
L’absence de foyers universitaires suffisants met une pression énorme sur le marché locatif local, transformant la recherche d’un abri en un véritable parcours du combattant. Dans les quartiers voisins, le prix du loyer mensuel s’établit désormais entre 130 000 et 250 000 GNF.

Chaque année, la demande explose tandis que l’offre de logements décents stagne, permettant aux propriétaires d’imposer des conditions de plus en plus difficiles. Les étudiants sont souvent contraints de payer le loyer non plus mensuellement, mais annuellement, une somme hors de portée pour la plupart des familles.
Marie Jeanne Kolié, étudiante en Comptabilité à la cité Royaume-Uni, raconte le stress financier et les conséquences sur sa vie académique :

« La hausse du loyer est le problème qui nous fatigue le plus. Au lieu de payer par mois, on est obligé de payer par an, alors que tout le monde n’a pas les mêmes moyens. Comment un étudiant peut-il travailler et aller à la fac en même temps ? […] L’année passée, on payait à 90 000 GNF. Cette année, on nous contraint de payer huit mois à 130 000 GNF le mois. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide, de faciliter le paiement du loyer puisque c’est des montants qu’on ne peut même pas payer. »

Pour “survivre” et financer leurs études, de nombreux étudiants, -contraints par cette crise du logement-, sont obligés de se débrouiller en parallèle des cours, exerçant comme conducteurs de mototaxis ou dans le petit commerce.
Nyuma Revion Kamano, étudiant en L3, confirme cette spirale inflationniste : « La première année, on en avait pris à 70 000 GNF, mais la deuxième année, ils ont augmenté à 90 000. Et cette année aussi, ils ont augmenté à 120 000 GNF. Il faut vraiment nous aider, car nous sommes des étudiants, nous venons de très loin. »
Obscurité, Insécurité et manque de nourriture
Aux problèmes financiers s’ajoutent les difficultés d’accès aux services essentiels. Marie Jeanne Kolié déplore la coupure récurrente d’électricité : « Nous souffrons tellement ici, puisqu’il y a des moments où nous n’avons pas de courant. Notre courant est coupé depuis presque trois mois pour des impayés, faute d’argent. La facture d’électricité varie entre 400 000 et 500 000 GNF. Nos familles n’ont pas de moyens. »

L’insécurité est l’autre fléau qui mine le quotidien des étudiants. À la cité Foutah, l’atmosphère est tendue. Mohamed Doumbouya, étudiant en Licence 2 en Banque Finance et Assurance, fait part de ses craintes :
« Le banditisme est fréquent ici. L’année dernière, une amie a été violée ici ; elle en traîne les conséquences. […] Même la semaine passée, un bandit est rentré ici. Nous craignons pour les jours à venir. »

Les étudiants de Kindia se heurtent aussi à un problème d’approvisionnement et de vie chère. Mohamed Doumbouya regrette l’absence de solutions de restauration abordables le soir.
« En ce qui concerne la nourriture aussi, à partir de 19h-20h, on ne trouve plus rien. Comme ce qu’on fait à Conakry – attiéké à vendre ou haricot – on n’en gagne plus à vendre. Le manque de nourriture est un sérieux problème pour nous ici », a-t-il confié.

L’ensemble des étudiants interpellent les autorités pour la mise en place d’une politique nationale d’hébergement, la sécurisation des quartiers universitaires et l’allègement de leurs charges financières.
Un reportage de Chérif Keita
Correspondant régional d’Africaguinee.com
A Kindia.
Créé le 20 octobre 2025 10:00Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes: Kindia, Reportages









