Crimes économiques : Aly Touré sur un autre front pour « enfoncer » les anciens dignitaires…

CONAKRY- Le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) est en quête de nouvelles preuves pour "accabler" davantage les anciens dignitaires accusés de crimes économiques lorsqu'ils étaient aux affaires.
C'est dans ce cadre que Aly Touré a, selon nos informations, écrit au gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée ( BCRG), en vue d'obtenir les relevés des comptes bancaires de plusieurs personnalités du régime déchu y compris celles qui sont en prison.
Cette demande devrait même être repercutées auprès de certaines banques primaires, a appris Africaguinee.com.
« C'est tout à fait normal que le procureur spécial de la CRIEF écrive au Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée», a entamé une source proche de la Cour Anti-corruption.
Notre informateur a précisé que bien avant le procureur spécial, les chambres de la CRIEF ont été les premières à écrire au gouverneur de la BCRG.
Dans le cadre de la vérification des comptes bancaires des anciens dignitaires écroués à Coronthie et mêmes de ceux qui sont libres, par exemple, la chambre de l'instruction a demandé à Dr Karamo Kaba de lui fournir toutes les informations liées aux transactions effectuées sur ces comptes.
A en croire notre source, la démarche consiste à faire une vérification voire une comparaison à l'effet d'avoir une idée sur les soldes présentés par les accusés et ceux qui existent réellement sur leurs comptes. Outre la BCRG, des banques primaires ont été également saisies pour procéder à ce contrôle.
C'est donc dans ce cadre que le procureur spécial de la CRIEF, Aly Touré a écrit à son tour au gouverneur de la banque centrale de la République de Guinée. Étant une des parties au procès, le parquet a voulu s'armer de preuves irréfutables contre les personnes ciblées, révèle notre informateur.
« La finalité de son action est de rechercher les preuves contre les personnes incarcérées et autres. Si des différences sont observées sur les soldes, cela peut constituer un élément de preuve », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, notre source a fait savoir que des preuves sont déjà obtenues à l'issue de cet exercice contre certains anciens dignitaires incarcérés.
La même action de vérification concerne des responsables de régies financières qui ne sont pas en détention.
A suivre…
Siba Engagé
Pour Africaguinee.com
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Créé le 8 octobre 2022 15:36Nous vous proposons aussi
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étiquettes: CRIEF, Crimes économiques, Politique