CRIEF-Affaire Bel Air Mining : qui cherche à salir l’image de l’Inspecteur général des Mines ?

Comment un haut fonctionnaire qui dirige une mission ayant proposé 65,5 milliards de francs guinéens de pénalité contre une société minière peut-il se retrouver, trois ans plus tard, présenté comme ayant participé à la réduction de cette même pénalité ?

C’est l’une des grandes interrogations que soulève le procès de l’affaire Bel Air Mining devant la CRIEF.

Depuis plusieurs jours, le nom de Karamoko Soumah, Inspecteur général des Mines, est associé dans certains médias à de lourdes accusations de corruption et d’atteinte à l’environnement. Des accusations susceptibles de porter gravement atteinte à l’honneur et à la réputation de ce haut cadre, reconnu dans l’administration pour sa rigueur.

Pourtant, les documents administratifs consultés racontent une autre histoire.

65,5 milliards proposés par la mission

La mission interministérielle conduite par l’Inspecteur général à Boffa en 2023 n’a jamais diminué la pénalité de Bel Air Mining.

Au contraire, elle a constaté les infractions, dressé un procès-verbal et proposé une sanction de 65,5 milliards GNF.

Après le dépôt du rapport, les membres de la mission apprennent que la pénalité finalement notifiée à la société est de 60,215 milliards GNF.

Soit une différence de 5,285 milliards GNF.

La chronologie administrative consultée pose elle-même cette question :

« Sur quelle base le montant proposé par la mission a été réduit sans que la mission ne soit informée ? »

Alors, qui a réduit la pénalité ?

Le travail de la mission était pourtant clair : enquêter, constater les infractions, établir le procès-verbal, formuler les recommandations et transmettre le rapport à l’autorité compétente.

C’est ce qu’elle a fait.

Dès lors, plutôt que de condamner des hommes dans l’opinion publique, plusieurs questions simples méritent des réponses :

• Qui a décidé de ramener les 65,5 milliards à 60,215 milliards GNF ?

• Qui a préparé et signé la décision de pénalité ?

• Qui a déterminé les modalités de paiement ?

• Qui a suivi le recouvrement des fonds ?

• Qui a autorisé la reprise des activités de Bel Air Mining ?

Les réponses à ces questions existent nécessairement quelque part : dans les actes administratifs, les signatures et les documents financiers.

La justice devra déterminer les responsabilités de chacun. Mais l’honneur et la réputation d’un homme ne devraient pas être détruits par des accusations avant même que les documents et les preuves aient parlé.

Alors, qui cherche réellement à salir l’image de l’Inspecteur général des Mines ?

Affaire suivre…

Créé le 8 octobre 2026 07:21

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