Baidy Aribot recadre ses détracteurs : « Mes liens avec Sidya Touré dépassent le cadre politique »

Baidy Aribot, deuxième vice-gouverneur de la Banque centrale

CONAKRY- La disparition de l’ancien Premier ministre Sidya Touré,continue de susciter des réactions. Baidy Aribot qui l’a côtoyé et que nous avons interrogé ce mercredi 30 septembre 2026, lui rend un hommage appuyé. Il évoque également ses liens avec le défunt qu’il considérait comme un « grand frère » et un « serviteur d’État d’exception ». L’ancien député répond sans détour aux rumeurs entourant sa présence aux obsèques et son silence durant cette période de deuil. Entretien exclusif.

AFRICAGUINEE.COM: La Guinée vient de perdre l’ancien Premier ministre Sidya Touré que vous avez personnellement côtoyé. Quelle est votre première réaction ?

BAIDY ARIBOT : La mort de cet homme m’affecte beaucoup. Sa disparition est une grande perte pour le pays, car il fait partie des grandes figures de l’histoire politique contemporaine de la Guinée. C’était un homme d’État, un serviteur de la nation, ancien Premier ministre, ancien président de l’UFR, ancien député et ancien haut représentant du chef de l’État. Tout cela prouve qu’il a été un exemple de commis de l’État ayant laissé des empreintes indélébiles, surtout lorsqu’il était Premier ministre sous le président Lansana Conté. Sa disparition nous affecte énormément, particulièrement nous qui l’avons côtoyé et vu à l’œuvre, mais aussi l’ensemble DES Guinéens.

On vous entend assez peu sur cette disparition, en dehors de votre publication sur Facebook. Pourquoi ce silence apparent ?

C’est une manière d’exprimer ma tristesse. Il n’est pas nécessaire de s’agiter pour prouver qu’on était proche de lui : l’histoire le montre déjà clairement. Ma façon d’exprimer mon deuil est de garder la foi et de prier pour lui, sans trop m’exposer médiatiquement. Au-delà de la politique, c’était un grand frère avec qui j’avais des liens très étroits depuis Boffa jusqu’à Conakry. Nous faisons presque partie de sa famille biologique. Dans ces moments, la discrétion et le recueillement priment sur la parole.

Certains affirment pourtant qu’on vous voit très peu à la maison mortuaire à Conakry. Que répondez-vous ?

Ah bon?Je me rends sur place dès que possible, souvent le soir lorsqu’il y a moins de monde, pour rester discret. En parallèle de mon travail, je reste en contact permanent avec la famille et les membres de l’UFR pour l’organisation des cérémonies et de l’enterrement. La discrétion dans le deuil est essentielle ; il n’y a pas lieu d’en faire un débat.

Concernant les funérailles, l’on apprend que certains ne souhaiteraient pas vous voir présent à Abidjan. Quelle est votre réaction ?

C’est ma première nouvelle. Mais je pense qu’il ne faut pas accorder de l’importance à ces inepties. Mes liens avec Sidya dépassent le cadre politique. Nous ne céderons pas aux polémiques inutiles. Aujourd’hui, l’heure est à l’unité et aux prières pour accompagner Sidya vers sa dernière demeure. Car chez nous, le respect de l’âme des disparus est fondamental.

Si j’ai la permission de mon lieu de travail, je me rendrais à Abidjan pour les funérailles. Au cas contraire, j’irai à Kolon auprès de la notabilité, parents et amis pour les prières le jour de son inhumation.

Propos recueillis par Boubacar 1 DIALLO

Pour Africaguinee.com

Créé le 30 septembre 2026 13:30

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