« Nous ne serons pas la caution d’une démocratie en trompe-l’œil »: Le parti de Yéro Baldé répond à Bogola
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CONAKRY-Alors que le Front démocratique de Guinée (FRONDEG), dirigé par Abdoulaye Yéro Baldé, maintient son boycott des élections législatives et communales, l’ancien ministre Keamou Bogola Haba, lui demande de reconsidérer sa position.
Dans une réponse ferme, le secrétaire général du parti, Aboubacar Sidiki Kaba, a coupé court, martelant que la participation aux élections ne peut se faire au détriment de l’équité.

« Nous ne serons pas la caution d’une démocratie en trompe-l’œil. Une course où tout le monde ne part pas de la même ligne ne dit pas la vérité », a-t-il répondu.
Le secrétaire général du FRONDEG récuse l’idée d’une erreur stratégique, mais défend une position de loyauté envers ses militants : « Ce que Bogola appelle une erreur de calcul n’en est pas une. Participer à une telle course […] ce serait prêter notre légitimité à un résultat dont les fondements sont contestables. »
Alors que Bogola Haba encourageait le parti à faire confiance aux institutions judiciaires, citant les récentes victoires du FRONDEG devant la Cour suprême pour ses listes à Ratoma et aux USA, Aboubacar Sidiki Kaba y voit au contraire un symptôme d’échec du système électoral.
« Le fait même que des partis aient dû aller devant la plus haute juridiction du pays pour obtenir le droit élémentaire de participer à une élection locale est en soi un signal que quelque chose ne fonctionne pas normalement (…) La justice ne saurait être le remède ordinaire à des dysfonctionnements qui auraient dû être évités en amont », soutient ce haut responsable du parti de Yéro Baldé.
Le FRONDEG renvoie la balle aux autorités et aux organisateurs du scrutin. Si Bogola Haba estimait que revenir sur une décision n’est pas une faiblesse, le parti de Yéro Baldé applique ce conseil à l’État :
« Reconnaître les manquements, y remédier avec sincérité et garantir à toutes les formations politiques des conditions d’accès équitables ne serait ni une honte, ni un aveu de faiblesse pour les institutions concernées », mentionne M. Kaba.
Malgré la fermeté de sa position, le FRONDEG ne ferme pas totalement la porte, à condition que les règles du jeu soient revues en profondeur pour garantir une véritable « pluralité politique ».
« Être présents dans des conditions qui compromettent cette authenticité, c’est participer à l’illusion, ce n’est pas de la démocratie. Le FRONDEG reste ouvert au dialogue, disponible pour toute démarche inclusive qui remettrait véritablement tous les acteurs à égalité, et déterminé à accompagner ses bases vers des échéances où leur engagement sera respecté à la hauteur de leur confiance », a-t-il tranché.
A suivre !
Africaguinee.com
Créé le 5 mai 2026 06:55Nous vous proposons aussi
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